24/12/2012

Noël...

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Joyeux Noël !!!

Het Witte Elhenheksje

17:58 Écrit par Nadine | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

09/12/2012

Fantaisie d'hiver

 

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Fantaisie d'hiver


Dans le bassin des Tuileries,

Le cygne s'est pris en nageant,

Et les arbres, comme aux féeries,

Sont en filigrane d'argent.


Les vases ont des fleurs de givre,

Sous la charmille aux blancs réseau;

Et sur la neige voit se suivre

Les pas étoilés des oiseaux.


Au piédestal où, court-vêtue,

Vénus coudoyait Phocion,

L'hiver a posé pour statue

La frileuse de Clodion.

Théophile Gautier

Het Witte Elfenheksje

04/12/2012

Dernier vers

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Derniers vers.

L'heure de ma mort, depuis dix-huit mois,

De tout les côtés sonne à mes oreilles.

Depuis dix-huit mois d'ennuis  et de veilles,

Partout je la sens, partout je la vois.


Plus je me débats contre ma misère,

Plus s'éveille en moi l'instinct du malheur;

Et, dès que je veux faire un pas sur terre,

Je sens tout à coup s'arrêter mon coeur.


Ma force à lutter s'use et se prodigue.

Jusqu'à mon repos, tout est un combat;

Et comme un coursier brisé de fatigue,

Mon courage éteint chancelle et s'abat.

Alfred De Musset

Het Witte Elfenheksje

Retour sur le blog ...

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            Après avoir subit dix mois de traitement, me voici de retour parmis vous !

                                      Het Witte Elfenheksje

17:20 Écrit par Nadine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/02/2012

Pensées d'automne

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Mes dernières roses de l'automne 2011


L'automne va finir ; au milieu du ciel terne,

Dans un cercle blafard et livide que cerne

Un nuage plombé, le soleil dort ; du fond

Des étangs remplis d'eau monte un brouillard qui fond

Collines, champs, hameaux dans une même teinte.

Sur les carreaux la pluie en larges gouttes tinte ;

La froide bise siffle ; un sourd frémissement

Sort du sein des forêts ; les oiseaux tristement,

Mêlant leurs cris plaintifs aux cris des bêtes fauves,

Sautent de branches en branches à travers les bois chauves,

Et semblent aux beaux jours envolés dire adieu.

Le pauvre paysan se recommande à Dieu,

Craignant un hiver rude ; et moi, dans les vallées,

Quand je vois le gazon sous les branches gelées

Disparaître et mourir, je reviens à pas lents

M'asseoir le coeur navré près des tisons brûlants,

Et là je me souviens du soleil de septembre

Qui donnait à la grappe un jaune reflet d'ambre,

Des pommiers du chemin pliant sous leur fardeau,

Et du trèfle fleuri, pittoresque rideau

S'étendant à longs plis sur la plaine rayée,

Et la route étroite en son milieu frayée,

Et surtout des bleuets et des coquelicots,

Points de pourpre et d'azur dans l'or des blés égaux.

Théophile Gauthier (1811-1872)

Het Witte Elfenheksje

02/09/2011

La pervenche

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Pâle fleur, timide pervenche,

Je sais la place où tu fleuris,

Le gazon où ton front se penche

Pour humecter tes yeux flétris

 

C'est dans un sentier que se cache

  Sous ses deux bords de noisetiers,

Où pleut sur l'ombre qu'elle tache

La neige des blancs églantiers.

 

L'ombre t'y voile, l'herbe égoutte

Les perles de nos nuits d'été,

Le rayon les boit goutte à goutte

Sur ton calice velouté.

 

Une source tout près palpite,

Où s'abreuve le merle noir,

Il y chante, et moi j'y médite

Souvent de l'aube jausqu'au soir. 

 

Ô fleur, que tu dirais des choses

A mon amour, si tu retiens

Ce que je dis à lèvres closes

Quand tes yeux me peignent les siens !

Alphonse De Lamartine (1790-1869)

 

 

Het Witte Elfenheksje

12:10 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : pervenche, yeux, aube, alphonse de lamartine |  Facebook |

22/07/2011

Musée du textile à Renaix (Ronse)

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Entrée du musée...

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Montage du fils de trame pour faire du tissu jacquard ...

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 Au 19ème siècle, les quartiers ouvriers contrastaient vivement avec les villas cossues des patrons du secteur textile. Le travail à domicile était propre à la ville de Renaix. Très souvent le métier à tisser occupait tant d'espace, que l'ensemble de la famille se retrouvait confinée sur quelques mètres carrés. On travaillait, mangeait et dormait dans une seule pièce, il n'était pas rare que plusieurs petites habitations se partagent les mêmes sanitaires.

Très souvent, les petites habitations étaient la propriété des patrons. Ces maisonnettes étaient généralement construites juste à côté de l'usine ou de la résidence du patron. C'est ainsi que sont apparues les cités. Renaix compte encore beaucoup de cités de ce type. En général, on leur attribuait le nom du propriétaire terrien, comme par exemple la cité Bara, Gijselings ou Snoeck.

A partir de 1922, des quartiers composés de maisons plus grandes et plus récentes virent le jour. Ce furent les premiers projets de logements sociaux.

photo ancienne des cités dortoir 19ème siècle n6 recadrée.jpg

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Dans la cour intérieure, une saboterie authentique a été reconstituée.

La plupart des ouvriers de Renaix travaillaient dans l'industrie du textile. Toutefois Renaix comptait également des artisans et des petits commerçants, tels que des sabotiers, des boulangers, des cordonniers et des tailleurs...La présence d'une fabrique de navettes est propre à la ville de Renaix. On y produisait non seulement des navettes, mais également des bobines, des dévidoirs, et autres pièces en bois de machines textiles.

Het Witte Elfenheksje

 

03/05/2011

Plaisir des yeux ...

Le printemps précoce a provoqué une explosion de fleurs !!!

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Lilas

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Olivier

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Pommier d'ornement

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Laurier cerise

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Rhododendron rose vif

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Ail des ours

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Fleur de marronnier

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Fleur de cognasier

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Rhododendron jaune très parfumé

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Amandier

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Myosotis

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Pervenche

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Ribe odoratum ( toute petite fleur , mais un parfum exquis )

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Pommier

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Muscaris

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02/05/2011

1er mai !

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Avec un jour de retard, je vous envoie ce petit bouquet de muguet et vous souhaites beaucoup de bonheur ! Il était en fleur depuis quinze jours !

Het Witte Elfenheksje

12:02 Écrit par Nadine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : muguet |  Facebook |

12/04/2011

Espace Gutenberg (Wambrechies excursion 2ème partie)

Gutenberg : Une époque et ses inventions

Né à  Mayence vers 1397, Johann Gensfleisch dit Gutenberg appartenait à une famille d'orfèvres. Il vécu à Strasbourg de 1434 à 1444 où il effectue en secret avec divers associés de nombreuses expériences, notament sur les caractères mobiles fondus et d'amélioration de l'impression. L'idée de "composition" étant dans l'air, Gutenberg dut comprendre bien vite que l'avenir du procédé résidait dans l'utilisation de lettres métaliques assemblées. Il dut revenir à Mayence vers 1446 et y installe son atelier d'imprimerie, en association avec le finacier Johann Fust et le célèbre calligraphe Peter Schroeffer.

 

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Vers 1448 Gutenberg invente la typographie en combinant l'utilisation des caractères mobiles en relief et une presse à imprimer en bois, conçue sur le modèle des pressoirs à vis des vignerons. Il met également au point une encre plus épaisse que celle utilisée pour écrire. Il imprime ses premiers feuillets - des indulgences - pour les autorités religieuses.

En 1452, il est le premier imprimeur à se lancer dans une production de livres imprimés en série "la Bible de 42 lignes " en deux tomes de 648 et 638 pages, imprimées à 250 exemplaires. Afin de mener cette gigantesque entreprise, Gutenberg fit construire 3 presses à imprimer et s'entoure de 18 collaborateurs efficaces. Suite à ce travail et ne pouvant rembourser ses dettes, il est ruine. Il perd le procès intenté par ses associés, ceux-ci s'emparent de son matériel et continuent son oeuvre. Gutenberg poursuivi seul son activité d'imprimeur et fut anobli en 1465.

Il mourut le 3 février 1468 inconscient de la réelle portée de son invention... Il eu le temps de former quelques élèves qui répandent l'art typographique. Partout en Europe, les imprimeries se multiplient. La diffusion rapide de la connaisssance, rendue possible par l' imprimerie, contribuera à l'émergence de la Renaissance, à la révolution technologique et à la Réforme protestante.

 

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Document imprimé avec la presse ci-dessus

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Documents sur parchemin

Het Witte Elfenheksje

23/03/2011

Couleurs de printemps au jardin

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Het Witte Elfenheksje

12:52 Écrit par Nadine dans Photos de mon jardin | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

18/03/2011

Voyage aux pays des poupées !

Une excursion à Wambrechies.

Au musée du Jouet Ancien, des centaines de poupées anciennes mises en scène avec goût. Les vitres sont là pour les protèger ! La plupart de ses poupées de porcelaine date de la fin du XIXe siècle...

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Petites casseroles en aluminium (j'ai connu cela).

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  La plupart des poupées ont des cheveux naturel et leurs vêtements sont d'époque !!!

Het Witte Elfenheksje

 

08/03/2011

Je suis en repos

Je suis en repos de carnaval , mais j'ai raté mon déguisement ... J' ai voulu me déguiser en schroumpfette mais j'ai raté la coloration , je n'ai que la jambe droite qui est bleue ...

Je suis tombée pour la xéme fois au début du mois et je ne me suis pas ratée , conclusion rechercher les causes de ses chutes à répétition , car cette fois-ci je suis obligée de me reposer ,de marcher le moins possible de ne pas rester debout trop longtemps... même la position assise me donne des crampes ...

Het Witte Elfenheksje

15:15 Écrit par Nadine dans Texte insolite | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

05/03/2011

Céline

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16:54 Écrit par Nadine | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

26/02/2011

Mélanges l'amour

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Vous demandez si l'amour rend heureuse :

il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.

Ah ! Pour un jour d'existence amoureuse

qui ne mourrait ? La vie est dans l'amour.

Si le sourire, éclair inattendu,

brilla parfois au milieu de mes larmes,

c'était l'amour ! C'était lui, mais sans armes ;

C'était le ciel qu'avec lui j'ai perdu.

 

Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme.

Il brûle tout, ce doux empoisonneur.

J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme :

Demandez donc s'il donne le bonheur !

Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être,

de gré, de force, amour sera le maître:

et, dans sa fièvre alors lente à guérir,

vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.

Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse ;

dès qu'il revient, on tremble nuit, et jour ;

souvent enfin la mort est dans l'amour ;

et cependant... oui, l'amour rend heureuse !


Marceline Desbordes-Valmore


Het Witte Elfenheksje

24/02/2011

Le renard

Le renard fait des dégâts dans les poulaillers, je n'entendrais plus le chant de mon petits coq ni ne mangerais encore des oeufs frais de ma petite poule. (Elle pondait deux oeufs par jour!)  Aussi longtemps que le renard rôde ce ne sera pas la peine d'en racheter d'autres. HuilenHuilenHuilen

renard,poulette,coq,oeufs

Het Witte Elfenheksje

 

17:40 Écrit par Nadine dans Texte insolite | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : renard, poulette, coq, oeufs |  Facebook |

19/02/2011

Mes deux filles

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Mes deux filles

Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe,

L'une pareille au cygne et l'autre à la colombe,

Belles, et toutes deux joyeuses,ô douceur !

Voyez, la grande soeur et la petite soeur

Sont assises au seuil du jardin, et sur elles

Un bouquet d'oeillets blancs aux longues tiges frêles,

Dans une urne de marbre agité par le vent,

Se penche, et les regarde, immobile et vivant,

Et frissonne dans l'ombre, et semble, au bord du vase,

Un vol de papillons arrêté dans l'extase.

Victor Hugo (1802-1885)

Het Witte Elfenheksje

16/02/2011

Petit à petit le printemps s'installe

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Quelques couleurs dans un jardin ,le soleil qui brille, les oiseaux chantent ...Que demander plus pour être heureux... Même la petite poulette et son coq profitent du beau temps pour se réchauffer au soleil !

Nadine   Het Witte Elfenheksje

22:54 Écrit par Nadine dans Photos de mon jardin | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

31/01/2011

L'orchidée

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Je me réveille, dans tes yeux, tel le soleil,

En t'apportant la lumière des merveilles,

En te restant à jamais fidèle et présent,

Car je suis tombé sous ton envoûtement.


Comme pour une magnifique fleur de serre

Tu as besoin d'une intense et suave chaleur,

Je suis là, je t'arrose de tous les bonheurs,

Pour que dans mon coeur tu prennes terre.


Pour toi, je ferais germer un immense amour,

J'en prendrais grandement soin chaque jour,

Sans limites, je m'abandonnerais éternellement,

Mon coeur est à toi, il est attiré tel un aimant.


Illusion Perdue

Het Witte Elfenheksje

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Cette orchidée bleue le restera seulement deux ou trois ans, après elle deviendra blanche !

27/01/2011

Nuit de neige

 

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La plaine est blanche, immobile et sans voix.

Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.

Mais on entend parfois, comme une morne plainte.

Quelque chien sans abris qui hurle au coin d'un bois.


Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.

L'hiver s'est abattu sur toute floraison.

Des arbres dépouillés dressent à l'horizon

Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.


La lune est large et pâle et semble se hâter.

On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.

De son morne regard elle parcourt la terre,

Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.


Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,

Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant.

Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,

Aux étranges reflets de la clarté blafarde.


Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !

Un vent glacé frissonne et court par les allées.

Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,

Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.


Dans les grands arbres nus que couvre le verglas

Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;

De leur oeil inquiet ils regardent la neige,

Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.


Guy De Maupassant (1850-1893)


Het Witte Elfenheksje

23/01/2011

Malgré l'hivers ... elles fleurissent

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Avec beaucoup de difficulté l'hammamélis rouge fleurit ,mais gare au gel ! L'an passé toutes les fleurs avaient gelés.

Het Witte Elfenheksje

18/01/2011

Perce-neige

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 Radieuses apothéoses

Du soleil d'or et du ciel bleu,

Fraîche gloire des printemps roses,

Pourquoi donc durez-vous si peu ?


Pourquoi donc êtes-vous si brèves,

Aubes de l'enfance ? Beaux jours,

Si pleins d'aromes et de sèves,

Pourquoi donc êtes- si courts ?


Jeunesse, où sont-elles allées

Les hirondelles de jadis ?

Où sont les ailes envolées

De tes merveilleux paradis ?


Et vous, poétiques chimères,

Que dore un rayon d'idéal,

Blondes idylles éphémères

N'auriez-vous qu'un seul floréal ?


Ô fleurs, vous n'êtes pas finies !

Les plus triste de nos saisons

Auront encor des harmonies

Et des regains de floraisons.


La mortelle saison du givre

N'a pas tué toutes nos fleurs :

Nous pourrons encore revivre

Le passé, dans des jours meilleurs.


Nérée Beauchemin (1850-1931)


Het Witte Elfenheksje

 

 

14/01/2011

Aramis, l'artiste...

 

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Petit clin d'oeil à notre ami Aramis... En espèrant qu'il rouvre à nouveau le droit aux commentaires sur ses blogs... Tu as toute mon amitié

Het Witte Elfenheksje

06/01/2011

Les mains dans le cambouis...

 

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Hier matin , pas de chance... pas de chauffage, une chance il ne gèle pas ! Je vous entend déjà, keskecequeca... C'est tout simplement une partie amovible du chauffage central au milieu duquel se trouve le gicleur qui lui est englué de suie collante ... Mauvaise combustion du mazout par mauvais mélange air -mazout. Les causes sont multiples ... Et les bons chauffagistes ne courent pas les rues . Mon chauffagiste ayant pris sa pension , je cherche désespérément un bon ...Donc d'abord tenter de résoudre le problème moi-même... Ca c'est une des joies de la femme seule ! Bon ,pour le moment ça chauffe !!! Alors les filles qui dit qu'on a besoin d'un homme !!!

Het Witte Elfenheksje

04/01/2011

Je vous remercie !

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Je souhaite une bonne et heureuse année 2011 !

Le bouquet de roses a été photographié (par moi-même) chez  notre fleuriste de Wiers...

Je vous remercie de toutes vos marques de sympathie ... Je voudrais pouvoir écrire un mot à chacun de vous ... Déjà me retrouvé ici seule devant mon écran me demande déjà un effort ...Pourtant je sais que je ne baisserais pas les bras , je n'ai pas appris tout cela pour rien ! Qui peut s'imaginer qu'a 62 ans on puisse encore se faire avoir comme une gamine de 18 ans surtout qu'il est mon ainé de 8 ans !Je suis sans doute trop vieille et trop laide... Le temps efface les peines et dans quelques temps je me demanderais même quel était la raison de ce chagrin... Ainsi va la vie !

Het Witte Elfenheksje

23:49 Écrit par Nadine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

22/12/2010

La solitude ça n'existe pas

 

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La solitude ça n'existe pas

La solitude ça n'existe pas

 

Chez moi il n'y a plus que moi

Et pourtant ça ne me fait pas peur

La radio, la télé sont là

Pour me donner le temps et l'heure

J'ai ma chaise au Café du Nord

J'ai mes compagnons de flipper

Et quand il fait trop froid dehors

Je vais chez les petites soeurs des coeurs

 

La solitude ça n'existe pas

La solitude ça n'existe pas

 

Peut-être encore pour quelques loups

Quelques malheureux sangliers

Quelques baladins, quelques fous

Quelques poètes démodes

Il y a toujours quelqu'un pour quelqu'un

Il y a toujours une socièté

Non, ce n'est pas fait pour les chiens

Le Club Méditerrannée

 

La solitude ça n'existe as

La solitude ça n'existe pas

 

Tu te trompe, petite fille

Si tu me crois désespéré

Ma nature a horreur du vide

L'univers t'a remplacée

Si je veux, je peux m'en aller

A Hawaii, à Woodstock ou ailleurs

Et y retrouver des milliers

Qui chantent pour avoir moins peur

 

La solitude ça n'existe pas

La solitude ça n'existe pas....

 

Gilbert Bécaud

Het Witte Elfenheksje

19/12/2010

L'hirondelle et les petits oiseaux

 

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Une hirondelle en ses voyages

Avait beaucoup appris. Quiconque a beaucoup vu

Peut avoir beaucoup retenu.

Celle-ci prévoyait jusqu'aux moindres orages,

Et devant qu'ils fussent éclos,

Les annonçait aux matelots.

Il arriva qu'au temps que la chanvre se sème,

Elle vit un manant en couvrir maints sillons.

"Ceci ne me plaît pas, dit-elle aux Oisillons :

Je vous plains ; car pour moi, dans ce péril extrème,

Je saurai m'éloigner ou vivre en quelque coin.

Voyez-vous cette main qui par les airs chemine ?

Un jour viendra, qui n'est pas loin,

Que ce qu'elle répand sera votre ruine.

De là naîtront engins à vous envelopper,

Et lacets pour vous attraper,

Enfin mainte et mainte machine

Qui causera dans la saison

Votre mort ou votre prison :

Gare la cage ou le chaudron !

C'est pourquoi, leur dit l'Hirondelle,

Mangez ce grain ; et croyez-moi. "

Les Oiseaux se moquèrent d'elle :

Ils trouvaient aux champs trop de quoi.

Quand la chènevière fut verte,

L'Hirondelle leur dit : " Arrachez brin à brin

Ce qu'a produit ce maudit grain,

Ou soyez sûrs de votre perte.

- Prophète de malheur, babillarde, dit-on.

Le bel emploi que tu nous donnes !

Il nous faudrait mille personnes

Pour éplucher tout ce canton. "

La chanvre étant tout à fait crue,

L'Hirondelle ajouta : "Ceci ne va pas bien ;

Mauvaise graine est tôt venue.

Mais,puisque jusqu'ici l'on ne m'a crue en rien,

Dès que vous verrez que la terre

Sera couverte, et qu'à leurs blès

Les gens n'étant plus occupés

Feront aux oisillons la guerre ;

Quand reginglettes et réseaux

Attraperont petits oiseaux,

Ne volez plus de place en place,

Demeurez au logis, ou changez de climat :

Imitez le canard, la grue et la bécasse.

Mais vous n'êtes pas en état

De passer, comme nous, les déserts et les ondes,

Ni d'aller chercher d'autres mondes ;

C'est pourquoi vous n'avez qu'un parti qui soit sûr :

C'est de vous renfermer aux trous de quelque mur."

Les oisillons, las de l'entendre,

Se mirent à jaser aussi confusément

Que faisaient les Troyens quand la pauvre Cassandre

Ouvrait la bouche seulement.

Il en prit aux uns comme aux autres :

Maint Oisillon se vit esclave retenu.

 

Nous n'écoutons d'instincts que ceux qui sont les nôtres,

Et ne croyons le mal que quand il est venu.


Jean De La Fontaine

Het Witte Elfenheksje

13/12/2010

Quand nous habitions tous ensemble

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Quand nous habitions tous ensemble

Sur nos collines d'autrefois,

Où le buisson trembre

Dans la maison qui touche aux bois,

 

Elle avait dix ans, et moi trente ;

J'étais pour elle l'univers,

Oh ! comme l'herbe est odorante

Sous les arbres profonds et verts.

 

Elle faisait mon sort prospère,

Mon travail léger, mon ciel bleu.

Lorsqu'elle me disait Mon père,

Tout mon coeur s'écriait : Mon Dieu.

 

A travers mes songes sans nombre,

J'écoutais son parler joyeux,

Et mon front s'éclairait dans l'ombre

A la lumière de ses yeux.

 

Elle avait l'air d'une princesse

Quand je la tenais par la main.

Elle cherchait des fleurs sans cesse

Et des pauvres dans le chemin.

 

Elle donnait comme on dérobe,

En se cachant aux yeux de tous.

Oh ! la belle petite robe

Qu'elle avait, vous rappelez-vous :

 

Le soir auprès de ma bougie,

Elle jasait à petit bruit,

Tandis qu'à la vitre rougie

Heurtaient les papillons de nuit.

 

Les anges se miraient en elle.

Que son bonheur était charmant !

Le ciel mettait dans sa prunelle

Ce regard qui jamais ne ment.


Oh ! je l'avais, si jeune encore,

Vue apparaître en mon destin.

C'était l'enfant de mon aurore,

Et mon étoile du matin !

 

Quand la lune claire et sereine

Brillait aux cieux, dans ces beaux bois,

Comme nous allions dans la plaine !

Comme nous courions dans les bois !

 

Puis, vers la lumière isolée

Etoilant le logis obscur,

Nous revenions par la vallée

En tournant le coin du vieux mur ;

 

Nous revenions, coeurs pleins de flamme,

En parlant des splendeurs du ciel.

Je composais cette jeune âme

Comme l'abeille fait son miel.

 

Doux ange aux candides pensées,

Elle était gaie en arrivant...-

Toutes ces choses sont passées,

Comme l'ombre et comme le vent.

 

Victor Hugo


Het Witte Elfenheksje

06/12/2010

Les elfes

 

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Couronnés de thym et de marjolaine ,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

Du sentier des bois aux daims familier,

Sur un noir cheval, sort un chevalier.

Son éperon d'or brille en la nuit brune;

Et, quand il traverse un rayon de lune,

On voit resplendir, d'un reflet changeant,

Sur sa chevelure un casque d'argent.

 

Couronnés, de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

Ils l'entourent tous d'un essaim léger

Qui dans l'air muet semble voltiger.

- Hardi chevalier, par la nuit sereine,

Où vas-tu si tard ? dit la jeune Reine.

De mauvais esprits hantent les forêts ;

Viens danser plutôt sur les gazons frais.

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

- Non ! ma fiancée aux yeux clairs et doux

M'attend, et demain nous serons époux.

Laissez-moi passer, Elfes des prairies,

Qui foulez en rond les mousses fleuries ;

Ne m'attendez pas loin de mon amour,

Car voici déjà les lueurs du jour.

 

Couronés de thym et de marjolaire,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.


- Reste, chevalier. Je te donnerai

L'opale magique et l'anneau doré,

Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,

Ma robe filée au clair de la lune.

- Non ! dit-il. - Va donc ! Et de son doigt blanc

Elle touche au coeur le guerrier triomphant.

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

Et sous l'éperon le noir cheval part.

Il court, il bondit et va sans retard ;

Mais le chevalier frissonne et se penche ;

Il voit sur la route une forme blanche

Qui marche sans bruit et lui tend les bras :

- Elfe, esprit, démon, ne m'arrête pas !

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

Ne m'arrête pas, fantôme odieux !

Je vais épouser ma belle aux doux yeux.

- Ô mon cher époux, la tombe éternelle

Sera notre lit de noce, dit-elle.

Je suis morte ! Et lui, la voyant ainsi.

D'angoisse et d'amour tombe mort aussi.

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

Charles Marie Leconte De Lisle (1818-1894)

 

Het Witte Elfenheksje

20:33 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

28/11/2010

Les yeux

 

ENFANT YEUX BLEU AVEC CAPUCHE.png

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,

Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;

Ils dorment au fond des tombeaux,

Et le soleil se lève encore.

 

Les nuits, plus douces que les jours,

Ont enchanté des yeux sans nombre ;

Les étoiles brillent toujours,

Et les yeux se sont remplis d'ombre.


Oh  ! qu'ils aient perdu le regard,

Non, non, cela n'est pas possible !

Ils se sont tournés quelque part,

Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

 

Et comme les astres penchant

Nous quittent, mais au ciel demeurent,

Les prunelles ont leurs couchants ;

Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.

 

Bleu ou noirs, tous aimés, tous beaux,

Ouverts à quelque immense aurore,

De l'autre côté des tombeaux

Les yeux qu'on ferme voient encore.


Sully Prud'homme (1839-1907)


Het Witte Elfenheksje