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| 03-02-2010 Poésie |
Complainte du petit cheval blanc |
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 Le petit cheval dans le mauvais temps, qu'il avait donc du courage! C'était un petit cheval blanc, tous derrière et lui devant. Il n'y avait jamais de beau temps dans ce pauvre paysage. Il n'y avait jamais de printemps, ni derrière ni devant.Mais toujours il était content, menant les gars du village, à travers la pluie noire des champs, tous derrière et lui devant. Sa voiture allait poursuivant sa belle petite queue sauvage. C'est alors qu'il était content, eux derrière et lui devant. Mais un jour, dans le mauvais temps, un jour qu'il était si sage, il est mort par un éclair blanc, tous derrière et lui devant. Il est mort sans voir le beau temps, qu'il avait donc du courage! Il est mort sans voir le printemps ni derrière ni devant. Paul Fort (1872-1960) Het Witte Elfenheksje |
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03-02-2010, 22:31:59 Nadine cheval blanc éclair blanc Paul Fort printemps pure sang arabe sage Commentaires (6) |
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| 31-01-2010 Poésie |
Liberté |
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 Sur mes cahiers d'écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable sur la neige J'écris ton nom. Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J'écris ton nom. Sur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur la couronne des rois J'écris ton nom. Sur la jungle et le désert Sur les nids sur les genêts Sur l'écho de mon enfance J'écris ton nom. Sur les merveilles des nuits Sur le pain blanc des journées Sur les saisons fiancées J'écris ton nom. Sur tous mes chiffons d'azur Sur l'étang soleil moisi Sur le lac lune vivante J'écris ton nom. Sur les champs sur l'horizon Sur les ailes des oiseaux Et sur le moulin des ombres J'écris ton nom. Sur chaque bouffée d'aurore Sur la mer sur les bateaux Sur la montagne démente J'écris ton nom. Sur la mousse des nuages Sur les sueurs de l'orage Sur la pluie épaisse et fade J'écris ton nom. Sur la vitre des surprises Sur les lèvres attentives Bien au-dessus du silence J'écris ton nom. Sur mes refuges détruits Sur mes phares écroulés Sur les murs de mon ennui J'écris ton nom. Sur l'absence sans désirs Sur la solitude nue Sur les marches de la mort J'écris ton nom. Sur la santé revenue Sur le risque disparu Sur l'espoir sans souvenir J'écris ton nom. Et par le pouvoir d'un mot Je recommence ma vie Je suis né pour te connaître Pour te nommer  Liberté.  Paul Eluard (1895-1952) Het Witte Elfenheksje |
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31-01-2010, 22:31:11 Nadine cahier chapeaux chiffons couronne genêts guerriers jungle moulin pêche pupitre rivière rochers ton nom Commentaires (3) |
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| 22-01-2010 Poésie |
Les oies sauvages |
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Tout est muet, l'oiseau ne jette plus ses cris. La morne plaine est blanche au loin sous le ciel gris. Seuls, les grands corbeaux noirs, qui vont cherchant leurs proies, Fouillent du bec la neige et tachent sa pâleur. Voilà qu'à l'horizon s'élève une clameur; Elle approche, elle vient, c'est la tribu des oies. Ainsi qu'un trait lancé, toutes, le cou tendu, Allant toujours plus vite, en leur vol éperdu, Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante. Le guide qui conduit ces pélerins des airs Delà les océans, les bois et les déserts,Comme pour exciter leur allure trop lente,De moment en moment jette son cri perçant. Comme un double ruban la caravane ondoie, Bruit étrangement, et par le ciel déploie Son grand triangle ailé qui va s'élargissant. Mais leurs frères captifs répandus dans la plaine, Engourdis par le froid, cheminent gravement. Un enfant en haillons en sifflant les promène, Comme de lourds vaisseaux balancés lentement.Ils entendent le cri de la tribu qui passe, Ils érigent leur tête; et regardant s'enfuir Les libres voyageurs au travers de l'espace,Les captifs tout à coup se lèvent pour partir. Ils agitent en vain leurs ailes impuissantes, Et, dressés sur leurs pieds, sentent confusément, A cet appel errant se lever grandissantes La liberté première au fond du coeur dormant, La fièvre de l'espace et des tièdes rivages.Dans les champs pleins de neige ils courent effarés, Et jetant par le ciel des cris désespérés Ils répondent longtemps à leurs frères sauvages. Guy de Maupassant 1850-1893 Het Witte Elfenheksje |
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22-01-2010, 00:04:10 Nadine clameur cri perçant frères captifs le cou tendu océans Commentaires (5) |
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| 20-01-2010 Poésie |
Les boîtes aux lettres |
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Boîte aux lettres, petit coffre personnel Qui avale chaque jour les plis officiels Les messages confidentiels, Les bonnes et les mauvaises nouvelles, Le courrier du coeur Et celui de percepteur. On l'ouvre chaque matin , Parfois nonchalamment, Parfois le coeur battant. Et, toujours dans l'espoir d'une surprise, On attend la lettre à Elise.Il y a la boîte aux lettres de Monsieur Tout le Monde Qui ressemble à Monsieur Tout le Monde. Elle est discrète: un trou dans un pilier, Ou bien dans un muret, A moins qu'elle ne se confonde au portail Où elle est accrochée. Il y a aussi la boîte de Monsieur Le Bourguignon: Un petit tonneau bien rond Avec ses douelles de chêne percées, Et celle de Monsieur L'Ecolo Qui ressemble tellement au nichoir Que les oiseaux Y bâtissent leur nid et la prennent pour perchoir.Quand à la boîte de Monsieur Homme d'Affaire, toute en fer, On dirait un coffre fort avec sa façade austère. De rouille vêtue, la boîte aux lettres de Monsieur Du Temps Brinqueballe aux quatre vents, La porte ouverte, éternellement... Il y a aussi la boîte invisible, suspendue à l'anneau de Gigès, Que l'on cherche en vain, mais qui peut être partout, Derrière un volet, sur un banc de pierre, ou sous un gros caillou: Le facteur y dépose Chaque jour des lettres closes A moins qu'il ne frappe à la porte, histoire de dire bonjour, Avant de remettre quelques billets d'amour. Et puis, au village, il y a La boîte aux lettres Celle de Monsieur Calambour Qui conjugue tendresse et humour: Un chalet de bois et ses poupées qui, du haut du balcon, très poliment D'un clin d'oeil charmant Saluent Le facteur ou le passant de la rue Et sourient aux enfants Jacqueline Jacob du village de Levernois Het Witte Elfenheksje |
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20-01-2010, 23:28:56 Nadine art nouveau 1910 billets d amour boîte aux lettres calambour coffre fort Jacqueline Jacob Levernois perchoir Commentaires (0) |
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