31/01/2010

Liberté

     trois enfants la pêche

            Sur mes cahiers d'écolier

            Sur mon pupitre et les arbres

            Sur le sable sur la neige

            J'écris ton nom.

 

            Sur toutes les pages lues

            Sur toutes les pages blanches

            Pierre sang papier ou cendre

            J'écris ton nom. 

 

            Sur les images dorées

            Sur les armes des guerriers

            Sur la couronne des rois

            J'écris ton nom.

 

            Sur la jungle et le désert

            Sur les nids sur les genêts

            Sur l'écho de mon enfance

            J'écris ton nom.

 

            Sur les merveilles des nuits

            Sur le pain blanc des journées

            Sur les saisons fiancées

            J'écris ton nom.

 

            Sur tous mes chiffons d'azur

            Sur l'étang soleil moisi

            Sur le lac lune vivante

            J'écris ton nom.

 

            Sur les champs sur l'horizon

            Sur les ailes des oiseaux

            Et sur le moulin des ombres

            J'écris ton nom.

 

            Sur chaque bouffée d'aurore

            Sur la mer sur les bateaux

            Sur la montagne démente

            J'écris ton nom.

 

            Sur la mousse des nuages

            Sur les sueurs de l'orage

            Sur la pluie épaisse et fade

            J'écris ton nom.

 

            Sur la vitre des surprises

            Sur les lèvres attentives

            Bien au-dessus du silence

            J'écris ton nom.

 

            Sur mes refuges détruits

            Sur mes phares écroulés

            Sur les murs de mon ennui

            J'écris ton nom.

 

            Sur l'absence sans désirs

            Sur la solitude nue

            Sur les marches de la mort

            J'écris ton nom.

 

            Sur la santé revenue

            Sur le risque disparu

            Sur l'espoir sans souvenir

            J'écris ton nom.

 

            Et par le pouvoir d'un mot

            Je recommence ma vie

            Je suis né pour te connaître

            Pour te nommer

       colombe2

                          Liberté.

                                                                              colombe2

                           Paul Eluard (1895-1952)

Het Witte Elfenheksje

30/01/2010

L'amoureuse

                        photo nostalgie

         Elle est debout sur mes paupières

         Et ses cheveux sont dans les miens,

         Elle a la forme de mes mains,

         Elle a la couleur de mes yeux,

         Elle s'engloutit dans mon ombre

         Comme une pierre sur le ciel.

 

         Elle a toujours les yeux ouverts

         Et ne me laisse pas dormir.

         Ses rêves en pleine lumière

         Font s'évaporer les soleils,

         Me font rire, pleurer et rire,

         Parler sans avoir rien à dire.

                           Paul Eluard (1895-1952)

Het Witte Elfenheksje

22:43 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paul eluard, soleils, lumiere, cheveux, paupieres, mains |  Facebook |

22/01/2010

Les oies sauvages

oie cendrée hwe nnn

Tout est muet, l'oiseau ne jette plus ses cris.

La morne plaine est blanche au loin sous le ciel gris.

Seuls, les grands corbeaux noirs, qui vont cherchant leurs proies,

Fouillent du bec la neige et tachent sa pâleur.

Voilà qu'à l'horizon s'élève une clameur;

Elle approche, elle vient, c'est la tribu des oies.

Ainsi qu'un trait lancé, toutes, le cou tendu,

Allant toujours plus vite, en leur vol éperdu,

Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante.

Le guide qui conduit ces pélerins des airs

Delà les océans, les bois et les déserts,

Comme pour exciter leur allure trop lente,

De moment en moment jette son cri perçant.

Comme un double ruban la caravane ondoie,

Bruit étrangement, et par le ciel déploie

Son grand triangle ailé qui va s'élargissant.

Mais leurs frères captifs répandus dans la plaine,

Engourdis par le froid, cheminent gravement.

Un enfant en haillons en sifflant les promène,

Comme de lourds vaisseaux balancés lentement.

Ils entendent le cri de la tribu qui passe,

 Ils érigent leur tête; et regardant s'enfuir

Les libres voyageurs au travers de l'espace,

Les captifs tout à coup se lèvent pour partir.

Ils agitent en vain leurs ailes impuissantes,

Et, dressés sur leurs pieds, sentent confusément,

A cet appel errant se lever grandissantes

La liberté première au fond du coeur dormant,

La fièvre de l'espace et des tièdes rivages.

Dans les champs pleins de neige ils courent effarés,

Et jetant par le ciel des cris désespérés

Ils répondent longtemps à leurs frères sauvages.

                   Guy de Maupassant 1850-1893

Het Witte Elfenheksje

20/01/2010

Les boîtes aux lettres

boite aux lettres hwe

   Boîte aux lettres, petit coffre personnel

    Qui avale chaque jour les plis officiels

            Les messages confidentiels,

    Les bonnes et les mauvaises nouvelles,

              Le courrier du coeur

             Et celui de percepteur.

           On l'ouvre chaque matin ,

            Parfois nonchalamment,

             Parfois le coeur battant.

  Et, toujours dans l'espoir d'une surprise,

            On attend la lettre à Elise.

Il y a la boîte aux lettres de Monsieur        Tout le Monde

  Qui ressemble à Monsieur Tout le Monde.

  Elle est discrète: un trou dans un pilier,

                 Ou bien dans un muret,

A moins qu'elle ne se confonde au portail

                  Où elle est accrochée.

Il y a aussi la boîte de Monsieur Le Bourguignon:

            Un petit tonneau bien rond

        Avec ses douelles de chêne percées,

             Et celle de Monsieur L'Ecolo

       Qui ressemble tellement au nichoir

Que les oiseaux Y bâtissent leur nid et la prennent pour perchoir.

Quand à la boîte de Monsieur Homme d'Affaire, toute en fer,

On dirait un coffre fort avec sa façade austère.

De rouille vêtue, la boîte aux lettres de Monsieur Du Temps

         Brinqueballe aux quatre vents,

        La porte ouverte, éternellement...

Il y a aussi la boîte invisible, suspendue à l'anneau de Gigès,

Que l'on cherche en vain, mais qui peut être partout,

Derrière un volet, sur un banc de pierre, ou sous un gros caillou:

Le facteur y dépose Chaque jour des lettres closes

A moins qu'il ne frappe à la porte, histoire de dire bonjour,

Avant de remettre quelques billets d'amour.

Et puis, au village, il y a La boîte aux lettres

          Celle de Monsieur Calambour

      Qui conjugue tendresse et humour:

Un chalet de bois et ses poupées qui, du haut du balcon, très poliment

            D'un clin d'oeil charmant

                        Saluent

      Le facteur ou le passant de la rue

             Et sourient aux enfants

  Jacqueline Jacob du village de Levernois

 

Het Witte Elfenheksje

14/01/2010

Remerciement...

                 thank you !

C'est avec un paysage vraiment hivernal que je remercie mes 10.000 visiteurs  !!!

          brouillard (422 x 316)hwe

La photo est en couleur et faite en plein jour !!! Espèrons que nous connaîtrons bientôt des jours meilleurs... Encore merci pour tout vos commentaires qui ont ensoleillés mon blog !!!

Het Witte Elfenheksje

10/01/2010

Parfums d'été

       parfum d'été (422 x 316)hwe

Profitez de ces parfums d'été,

De cette joie sans cesse renouvellée,

De pouvoir enfin se laisser aller...

L'été arrive et avec lui le moment de se dénuder...

Dévoiler son corps, devoiler son âme sans aucun secret,

Ca, c'est la magie de l'été...

Humer l'air marin et rêver,

Rêver de ces après-midi si ensolleillés,

Rêver de ces nuits magiques et étoilées...

Ca, c'est la magie de l'été...

Rêver de l'image féérique de ces immences champs de blé,

Bercés par le souffle d'un vent léger,

Ca, c'est la magie de l'été...

                                                          Clara

Het Witte Elfenheskje 

08/01/2010

Molleke

molleke noel 2009 (486 x 600)

Le 24 décembre 2009 je viens d'avoir trois mois.Ma nouvelle maîtresse n'a pas su résister à ma petite gueule sympatique ...Elle avait cependant longtemps hésité avant de venir me voir ...Le 22 août 2009 ,elle avait perdu son compagnon qui avait 17 ans , un petit caniche nain comme moi mais il était tout noir. Devinez ce que veux dire Molleke ...Ma maîtresse trouve que je ressemble a une petite taupe !  Taupe en Nerlandais : Mol . Petite taupe : Molleke. Maintenant je fais les 400 coups avec mes deux autres compagnons. A bientôt pour la suite de mes aventures...

Het Witte Elfenheksje

05/01/2010

A ma petite-fille

                    bebe yeux bleu (350 x 262)hwe nn

                    A ma petite-fille Louise

"Comme cette étoile qui brille dans le ciel

Ton sourire angélique m'émeut et m'émerveille

Comme ces coquelicots perdus dans les champs

Tu me fais apprécier la vie en chaque instant

Comme cette fontaine qui libère cette fraîcheur

Tu secoues ma vie et apaises mon coeur

Comme cet immense jardin parsemé de fleurs 

Tu me combles de joie et me couvres de bonheur

Merci petit ange pour tous ces moments

Merci pour tout...merci enfant de mon enfant."

                   Cris06 Doctinaute de diamant

                                             

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23:36 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bonheur, yeux bleus, angelique, coquelicots, ange |  Facebook |

01/01/2010

Figues d'automne

   plantes groupées (459 x 1573) recoupée

                  " A l'ombre d'un figuier"

La fleuriste m'a aimablement autoriser de photographier quelques bouquets de fleurs et de vous les offrir en attendant le printemps ...

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                    Figues d'automne.

Quel désir de remercier l'arbre

Quand je lève la main vers cette figue noire

à la robe ridée et fendillée de blanc,

Qui fléchît, consentante, et se penche en avant,

Alanbic de soleil et de sêve estivale.

Le ciel est bleu, très loin au dessus des nuages.

Tissu mêlé de gris et de vert jaunissant

Les arbres fatigués inclinent leur feuillage,

Les pétioles prêts à se rompre dégageant

de très petits bourgeons, espoir d'un nouvel âge.

Et quand, dans une ultime et gourmande bouchée

Craque la peau gonflée au parfum éclatant,

Je sens que cette figue, à l'automne arrachée,

Me promet un nouveau printemps.

                                          Jacques Laborel

Het Witte Elfenheksje