19/06/2010

Le vieux et son chien.

parchemin 2 (480 x 640)

mes trois chiens hwe (480 x 619)

         1. Poupette     2. molly      3. Lola

Het Witte Elfenheksje

22:52 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : chien, laid vieux, amour, yeux, pierre menanteau |  Facebook |

14/06/2010

Violon d'adieu

violon (480 x 338)

Vous jouiez Mendelssohn ce soir-là ; les flammèches

Valsaient dans l'âtre clair, cependant qu'au salon

Un abat-jour mêlait en ondulement long

Ses rêves de lumière au châtain de vos mêches.


Et tristes, comme un bruit frissonnant de fleurs sèches

Eparses dans le vent vespéral du vallon,

Les notes sanglotaient sur votre violon

Et chaque coup d'archet trouait mon coeur de brêches.


Or, devant qu'il se fût fait tard, je vous quittai,

Mais jusqu'à l'aube errant, seul, morose, attristé,

Contant ma jeune peine au lunaire mystère,


Je sentais remonter comme d'amers parfums

Ces musiques d'adieu qui scellaient sous la terre

Et mon rêve d'amour et mes espoirs défunts.

                       Emile Nelligan (1879-1941)


Het Witte Elfenheksje

05/06/2010

Le temps des cerises

cerisier (480 x 360)hwe

                           russell john 1745-1806,Petite fille aux cerises louvre

                 Petite fille aux cerises

                           Russel John (1745-1806)

                                        Musée du Louvre

                    Le temps des Cerises

Quand nous chanterons les temps des cerises...

Et gai rossignol et merle moqueur

Seront tous en fêtes

Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux du soleil au coeur

Quand nous chanterons le temps des cerises

Sifflera bien mieux le merle moqueur


Mais il est bien court le temps des cerises

Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant

Des pendants d'oreilles...

Cerises d'amour aux robes pareilles

Tombant sous la feuille en gouttes de sang...

Mais il est bien court le temps des cerises

Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !


Quand vous en serez au temps des cerises

Si vous avez des chagrins d'amour

Evitez les belles !

Moi qui ne crains pas les peines cruelles

Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...

Quand vous en serez au temps des cerises

Vous aurez aussi des chagrins d'amour !


J'aimerai toujours le temps des cerises

C'est de ce temps-là que je garde au coeur

Une plaie ouverte !

Et Dame Fortune, en m'étant offerte

Ne saurait jamais calmer ma douleur ...

J'aimerai toujours le temps des cerises

Et le souvenir que je garde au coeur !


              Paroles de Jean-Baptiste Clément

        Musique originale d'Antoine Renard


Het Witte Elfenheksje

01/06/2010

La nature (A Aurore)

peinture (480 x 437)

                             Peint par Reint Withaar


                            
La nature est tout ce qu'on voit,

Tout ce qu'on veut, tout ce qu'on aime.

Tout ce qu'on sait, tout ce qu'on croit,

Tout ce que l'on sent en soi-même.


Elle est belle pour qui la voit,

Elle est bonne à celui qui l'aime,

Elle est juste quand on y croit

Et qu'on la respecte en soi-même.


Regarde le ciel, il te voit,

Embrasse la terre, elle t'aime.

La vérité c'est ce qu'on croit

En la nature c'est toi-même.

                                               George Sand

Het Witte Elfenheksje

22/05/2010

L'écolière

  petite fille couchée sur le tapis (480 x 454)

                         L'écolière

        Bon Dieu ! que de choses à faire !

             Enlève tes souliers crottés,

     Pends donc ton écharpe au vestiaire,

          Lave tes mains   pour le goûter,


          Revois tes règles de grammaire.

             Ton problème, est-il résolu ?

                Et la carte de l'Anglerre,

            Dis, quand la, dessineras-tu ?


              Aurai-je le temps de bercer

             Un tout petit peu ma poupée,

                De rêver, assise par terre,

          Devant mes châteaux de nuées ?

          Bon Dieu ! que de choses à faire.

                                         Maurice Carême

Het Witte Elfenheksje

20/04/2010

Supplique de l'arbre (prunus en fleurs)

prunus 111 (416 x 470)hwebord or (480 x 524)

Homme !

Je suis la chaleur de ton foyer par les froides nuits d'hiver,

L'ombrage ami lorsque brûle le soleil d'été.

Je suis la charpente de la maison, la planche de ta table.

Je suis le lit dans lequel tu dors et le bois dont tu fis tes navires. 

Je suis le manche de ta houe et la porte de ton enclos.

Je suis le bois de ton berceau et aussi de ton cercueil.

Ecoute ma prière veux-tu ?

Laisse- moi vivre pour tempêrer les climats et favoriser l'éclosion des fleurs.

Laisse-moi vivre pour arrêter les typhons et empêcher les vents de sable.

Laisse-moi vivre pour calmer les vents, pousser les nuages et apporter la pluie qui véhicule la vie du monde.

Laisse- moi vivre pour empêcher les catastrophiques inondations qui tuent.

Je suis la source des ruisseaux.

Je suis la vraie richesse de l'état.

Je contribue à la prospérité du plus petit village.

J'embellis ton pays par la verdure de mon manteau.

Homme, écoute ma prière

Ne me détruis pas !         

      Texte ancien d'un sage indochinois    

                          A méditer !

Het Witte Elfenheksje

(Cadre exécuté avec Photofiltre 6)

15/04/2010

L'oeil et l'oeillet

    

    l'oeil et l'oeillet

 

                    L'oeil et l'oeillet

L'oeillet grenat et l'oeillet mauve

Dans la chambre des jours heureux

De leur parfum font une alcôve

Pour mon amour dont l'oeil est bleu.


L'oeillet grenat et l'oeillet rose

A l'heure où  le baiser se prend

Parfument la main que je pose

Sur mon amour dont l'oeil est grand.


Si de mon amour l'oeil est triste

L'oeillet mauve et l'oeillet grenat

En leur parfum qui tant insiste


Raniment l'heure qui sonna

Et le geste qui vient se rendre

A mon amour dont l'oeil est tendre.

                                     Louise de Vilmorin


Het Witte Elfenheksje

13:53 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : oeillet, alcove, parfum, amour, louise de vilmorin |  Facebook |

11/04/2010

Les coquillages

                  coquillage bleu

                       Les coquillages

Chaque coquillage incrusté

Dans la grotte où nous nous aimâmes

A sa particularité.


L'un a la pourpre de nos âmes

Dérobée au sang de nos coeurs

Quand je brûle et que tu t'enflammes ;


Cet autre affecte tes langueurs

Et tes pâleurs alors que, lasse,

Tu m'en veux de mes yeux moqueurs ;


Celui-ci contrefait la grâce

De ton oreille, et celui-là

Ta nuque rose, courte et grasse ;


Mais un entre autres, me troubla.

                                             Paul Verlaine

Het Witte Elfenheksje

06/04/2010

Les souvenirs

     petites filles mamans

Les souvenirs, ce sont des chambres sans serrures,

Des chambres vides où l'on n'ose plus entrer,

Parce que de vieux parents jadis y moururent.

On vit dans la maison où ces chambre s sont closes.

On sait qu'elles sont là comme à leur habitude,

Et c'est la chambre bleue, et c'est la chambre rose...

La maison se remplit ainsi de solitude,

J'accueille quand il veut le souvenir qui passe,

Je lui dis : "Mets-toi là... Je reviendrai te voir..."

Je suis toute ma vie qu'il est bien à sa place,

Mais j'oublie quelquefois de revenir le voir,

Ils sont ainsi beaucoup dans la vieille demeure.

Ils se sont résignés à ce qu'on les oublies, 

Et si je ne viens pas ce soir ni tout-à-l'heure,

Ne demandez pas à mon coeur plus qu'à la vie...

Je sais qu'ils dorment là, derrière les cloisons,

Je n'ai plus le besoin d'aller les reconnaître ;

De la route je vois leurs petites fenêtres,

Et ce sera jusqu'à ce que nous en mourions.

Pourtant je sens parfois, aux ombres quotidiennes,

Je ne sais quelle angoisse froide, quel frisson,

Et ne comprenant pas d'où ces douleurs proviennent,

Je passe...

Or, chaque fois, c'est un deuil qui se fait

Un trouble est en secret venu nous avertir

Qu'un souvenir est mort ou qu'il s'en est allé...

On ne distingue pas très bien quel souvenir,

Pourtant je sens en moi se fermer des paupières.

                       Henry Bataille (1872-1922)

Auteur dramatique français  et peintre

Het Witte Elfenheksje

29/03/2010

Ballade de printemps

reint withaar peinture hwe (477 x 318)

                             Peint par Reint Withaar

                  Ballade de printemps

Les jours ont abandonné leur aube de neige

De vent piquant, de brumes moites et de pluie.

Sous les rayons attiédis du soleil qui luit

La nature a revêtu son verdoyant sari.


Les oiseaux amoureux sifflent dans les taillis

Leur amour fidèle aux femelles alanguies.

Les jours ont abandonné leur aube de neige

De vent piquant, de brumes moites et de pluie.


Du plus petit jardin aux plus vastes prairies

Partout les fleurs reines se sont épanouies,

Déployant leur corolles au printemps qui sourit.

Les jours ont abandonné leur aube de pluie.

          Jacqueline Jacob - Levernois village


Het Witte Elfenheksje

28/03/2010

La petite marchande de fleurs

              violette 12

Le soleil froid donnait un ton rose au grésil.

Et le ciel de novembre avait des airs d'avril,

Nous voulions profiter de la belle gelée.

Moi chaudement vêtu, toi bien emmitouflée

Sous le manteau, sous la voilette et sous les gants,

Nous franchissions, parmi les couples élégants,

La porte de la blanche et joyeuse avenue,

Quand soudain jusqu'à nous une enfant presque nue

Et livide, tenant des fleurettes en main,

Accourut, se frayant à la hâte un chemin

Entre les beaux habits et les riches toilettes,

Nous offrir un bouquet de violettes.

Elle avait deviné que nous étions heureux

Sans doute, et s'était dit : " Ils seront généreux ".

Elle nous proposa ses fleurs d'une voix douce,

En souriant avec ce sourire qui tousse,

Et c'était monstrueux, cette enfant de sept ans

Qui mourait de l'hiver en offrant le printemps.

Ses pauvres petits doigts étaient pleins d'engelures.

Moi, je sentais le fin parfum de tes fourrures,

Je voyais ton cou rose et blanc sous la fanchon,

Et je touchais ta main chaude dans ton manchon.

Nous fîmes notre offrande, amie, et nous passâmes ;

Mais la gaîté s'était envolée, et nos âmes,

Gardèrent jusqu'au soir un souvenir amer.

Mignonne, nous ferons l'aumône cet hiver.

                     François Coppée (1842-1908)


Het Witte Elfenheksje

18/03/2010

Colloque sentimental

perce-neige en fleur 111

perce-neige en fleur 222

 Perce-neige en fleur  -  Galantus nivalus

    Décoration bleue plus papillon

Dans le vieux parc solitaire et glacé,

Deux formes ont tout à l'heure passé.

 

 Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,

Et l'on entend à peine leurs paroles.

 

Dans le vieux parc solitaire et glacé

Deux spectres ont évoqué le passé.

 

_ Te souvient-il de notre extase ancienne ?

_ Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?

 

_ Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ?

Toujours vois-tu mon âme en rêve ? _ Non.

 

_ Ah ! les beaux jours de bonheur indicible

Où nous joignions nos bouches ! _ C'est possible.

  

_ Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !

_ L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

 

 Tels ils marchaient dans les avoines folles,

Et la nuit seule entendit leurs paroles.

 

                        Paul Verlaine  (1844-1896)

perce-neige double 3

               Perce-neige double

Het Witte Elfenheksje 

13/03/2010

Les roses de Saadi

    éventail roses jaunes terminé hwe (451 x 477)

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;

Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes

Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.

 

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées

 Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir :

 

 La vague en a paru rouge et comme enflammée.

Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...

Respires-en sur moi l'odorant souvenir

Marceline Desbordes-Valmore(1786-1859)

 

Het Witte Elfenheksje

09/03/2010

La nuit

     ciel étoilé 1 hwe

                          ciel étoilé 2

ciel étoilé  hwe

Portant dans ses bras nus ses deux enfants jumeaux,

Le Sommeil et la Mort, la Nuit pensive et douce

D'un vol auguste et calme, égal et sans secousse,

Glisse au-dessus des monts, des mers et des hameaux.

 

Sous ses longs voiles noirs étincelants d'émaux

Elle allaite ses fils, et de sa toison rousse,

 Astre au cieux, d'un torrent d' étoiles éclabousse

L'ombre, où son lait tombé verse l'oubli des maux.

 

Et des bleues oasis, où sont les caravanes,

 Aux balustres des tours, où perchent les cabanes

Des guetteurs, muezzins des froids climats du Nord,

 

Le vieux monde, hanté d'un peuple d'ombres vagues,

Comme un guerrier d' Homère au bercement des vagues

Sous les pas de la nuit se détend et s'endort.

                         Jean Lorrain (1855-1906)

           vincent-van-gogh- la nuit étoilée

                     La nuit  étoilée

                                      Vincent Van Gogh

Het Witte Elfenheksje 

03/03/2010

Mignonne, allons voir si la rose...

rose sur carré de soie hwe cadre floue

          Mignonne, allons voir si la rose

          Qui ce matin avait déclose

          Sa robe de pourpre au soleil,

          A point perdu cette vêprée

          Les plis de sa robe pourprée,

          Et son teint au vôtre pareil.

 

          Las ! voyez comme en peu d'espace,

          Mignonne, elle a desus la place,

          Las, las ses beautés laissé choir !

          O vraiment marâtre Nature,

          Puisqu'une telle fleur ne dure

          Que du matin jusques au soir !

 

          Donc , si vous me croyez, mignonne,

          Tandis que votre âge fleuronne

          En sa plus verte nouveauté,

          Cueillez, cueillez votre jeunesse:

          Comme à cette fleur, la vieillesse

          Fera ternir votre beauté.

                  Pierre de Ronsard (1524-1585)

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22:36 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : rose, soie, mignonne, vieillesse, pourpre, soleil, teint, jeunesse |  Facebook |

25/02/2010

"l'oiseau bleu"

oiseaux bleux 48 hwe

      J'ai dans mon coeur un oiseau bleu,

      Une charmante créature,

      Si mignonne que sa ceinture

      N'a pas l'épaisseur d'un cheveu.

 

      Il lui faut du sang pour pâture

      Bien longtemps, je me fis un jeu

      De lui donner sa nourriture :

      Les petits oiseaux mangent peu.

 

      Mais, sans en rien laisser paraître,

      Dans mon coeur il a fait, le traître,

      Un trou large comme la main.

 

      Et son bec fin comme une lame,

      En continuant son chemin,

      M'est entré jusqu'au fond de l'âme !...

                    Alphonse Daudet (1840-1897)

ruban bleu plus fleur bleue

 

Het Witte Elfenheksje

22/02/2010

Petite fée au regard si bleu

     petite fée blanche whe (450 x 479)

Petite princesse aux yeux d'azur si bleus

Tes larmes sur tes joues ruissellent de mille feux

Tu sembles m'implorer jolie petite poupée

Qui es-tu pour ainsi m'appeler petite fée ? 

Pourquoi suis-je la seule dans tout ce monde à te remarquer ?

Tu sembles si triste, si fatiguée, si énervée...

Je sens tout l'élan d'amour que tu m'envoies

Et mon coeur partagé en bondit de joie...

Tu me tends la main et un petit sourire revient

Et soudain ton énergie débordante reprend... 

                                                                          Anonyme

Het Witte Elfenheksje 

16/02/2010

Elle voulait enlacer le vent

      balançoire nelly fee cadree (450 x 600)

Het Witte Elfenheksje

13/02/2010

Paysage de neige

jardin d'hiver 1

Au dedans, le silence et la paix sont profonds ;

De froides pesanteurs descendent des plafonds,

Et, miroirs blanchissants, des parois colossales

Cement de marbre nu l'isolement des salles.

De loin en loin, et dans les dalles enchâssé,

Un bassin de porphyre au rebord verglacé

Courbe sa profondeur polie, où l'onde gèle ;

Le froid durcissement a poussé la margelle,

Et le porphyre en plus d'un endroit est fendu ;

Un jet d'eau qui montait n'est point redescendu,

Roseau de diamant dont la cime évasée

Suspend une immobile ombelle de rosée.

Dans la vasque, pourtant, des fleurs, givre à demi,

Semblent les rêves frais du cristal endormi

Et sèment d'orbes blanc sa lucide surface,

Lotus de neige éclos sur un étang de glace,

Lys étranges, dans l'âme éveillant l'idéal

D'on ne sait quel printemps farouche et boréal.

                      Catulle Mendès (1841-1909)

jardin d'hiver 2

Comme on peut le constater l'hiver n'est pas fini !!!

Het Witte Elfenheksje

12/02/2010

Puisque j'ai mis ma lèvre...

                coeur bleu gif

Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encor pleine ;

Puisque j'ai dans tes mains posé mon front pâli ;

Puisque j'ai respiré parfois la douce haleine

De ton âme, parfum dans l'ombre enseveli ;

                               bande coeur transparent gif

Puisqu'il me fut donné de t'entendre me dire

Les mots où se répand le coeur mystérieux ;

Puisque j'ai vu pleurer, puisque j'ai vu sourire

Ta bouche sur ma bouche et tes yeux sur mes yeux ;

                               bande coeur transparent gif

Puisque j'ai vu briller sur ma tête ravie

 Un rayon de ton astre ! voilà toujours ;

Puisque j'ai vu tomber dans l'onde de ma vie

Une feuille de rose arrachée à tes jours ;

                              bande coeur transparent gif

Je puis maintenant dire aux rapides années :

- Passez toujours ! je n'ai plus à vieillir !

Allez-vous-en avex vos fleurs toutes fanées ;

J'ai dans l'âme une fleur que nul ne peut cueillir !

                                 bande coeur transparent gif

Votre aile en le heurtant ne fera rien répandre

Du vase où je m'abreuve et que j'ai bien rempli.

Mon âme a plus de feu que vous n'avez de cendre !

Mon coeur a plus d'amour que vous n'avez d'oubli !

                                                Victor Hugo

                        val155

Het Witte Elfenheksje

10/02/2010

L'attente

            orkdre3 (400 x 400)

       Je l'attends dans la plaine sombre;

        Au loin je vis blanchir une ombre,

        Une ombre qui vient doucement...

          Eh non! - trompeuse espérance-

         C'est un vieux saule qui balance

           Son tronc desséché et luisant

 

       Je me penche et longtemps j'écoute:

           Je crois entendre sur la route

         Le son qu'un pas léger produit...

  Non, ce n'est rien ! C'est dans la mousse

         Le bruit d'une feuille que pousse

            Le vent parfumé de la nuit.

 

           Rempli d'une amère tristesse,

       Je me couche dans l'herbe épaisse

      Et m'endors d'un sommeil profond...

      Tout à coup, tremblant, je m'éveille:

          Sa voix me parlait à l'oreille,

         Sa bouche me baisait au front.

                                     Michaël Lermontov

Het Witte Elfenheksje  

03/02/2010

Complainte du petit cheval blanc

                     pure sang arabe hwe

Le petit cheval dans le mauvais temps, qu'il avait donc du courage! C'était un petit cheval blanc, tous derrière et lui devant.

Il n'y avait jamais de beau temps dans ce pauvre paysage. Il n'y avait jamais de printemps, ni derrière ni devant.

Mais toujours il était content, menant les gars du village, à travers la pluie noire des champs, tous derrière et lui devant.

Sa voiture allait poursuivant sa belle petite queue sauvage. C'est alors qu'il était content, eux derrière et lui devant.

Mais un jour, dans le mauvais temps, un jour qu'il était si sage, il est mort par un éclair blanc, tous derrière et lui devant.

Il est mort sans voir le beau temps, qu'il avait donc du courage! Il est mort sans voir le printemps ni derrière ni devant.

                             Paul  Fort (1872-1960)

Het Witte Elfenheksje

31/01/2010

Liberté

     trois enfants la pêche

            Sur mes cahiers d'écolier

            Sur mon pupitre et les arbres

            Sur le sable sur la neige

            J'écris ton nom.

 

            Sur toutes les pages lues

            Sur toutes les pages blanches

            Pierre sang papier ou cendre

            J'écris ton nom. 

 

            Sur les images dorées

            Sur les armes des guerriers

            Sur la couronne des rois

            J'écris ton nom.

 

            Sur la jungle et le désert

            Sur les nids sur les genêts

            Sur l'écho de mon enfance

            J'écris ton nom.

 

            Sur les merveilles des nuits

            Sur le pain blanc des journées

            Sur les saisons fiancées

            J'écris ton nom.

 

            Sur tous mes chiffons d'azur

            Sur l'étang soleil moisi

            Sur le lac lune vivante

            J'écris ton nom.

 

            Sur les champs sur l'horizon

            Sur les ailes des oiseaux

            Et sur le moulin des ombres

            J'écris ton nom.

 

            Sur chaque bouffée d'aurore

            Sur la mer sur les bateaux

            Sur la montagne démente

            J'écris ton nom.

 

            Sur la mousse des nuages

            Sur les sueurs de l'orage

            Sur la pluie épaisse et fade

            J'écris ton nom.

 

            Sur la vitre des surprises

            Sur les lèvres attentives

            Bien au-dessus du silence

            J'écris ton nom.

 

            Sur mes refuges détruits

            Sur mes phares écroulés

            Sur les murs de mon ennui

            J'écris ton nom.

 

            Sur l'absence sans désirs

            Sur la solitude nue

            Sur les marches de la mort

            J'écris ton nom.

 

            Sur la santé revenue

            Sur le risque disparu

            Sur l'espoir sans souvenir

            J'écris ton nom.

 

            Et par le pouvoir d'un mot

            Je recommence ma vie

            Je suis né pour te connaître

            Pour te nommer

       colombe2

                          Liberté.

                                                                              colombe2

                           Paul Eluard (1895-1952)

Het Witte Elfenheksje

30/01/2010

L'amoureuse

                        photo nostalgie

         Elle est debout sur mes paupières

         Et ses cheveux sont dans les miens,

         Elle a la forme de mes mains,

         Elle a la couleur de mes yeux,

         Elle s'engloutit dans mon ombre

         Comme une pierre sur le ciel.

 

         Elle a toujours les yeux ouverts

         Et ne me laisse pas dormir.

         Ses rêves en pleine lumière

         Font s'évaporer les soleils,

         Me font rire, pleurer et rire,

         Parler sans avoir rien à dire.

                           Paul Eluard (1895-1952)

Het Witte Elfenheksje

22:43 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paul eluard, soleils, lumiere, cheveux, paupieres, mains |  Facebook |

22/01/2010

Les oies sauvages

oie cendrée hwe nnn

Tout est muet, l'oiseau ne jette plus ses cris.

La morne plaine est blanche au loin sous le ciel gris.

Seuls, les grands corbeaux noirs, qui vont cherchant leurs proies,

Fouillent du bec la neige et tachent sa pâleur.

Voilà qu'à l'horizon s'élève une clameur;

Elle approche, elle vient, c'est la tribu des oies.

Ainsi qu'un trait lancé, toutes, le cou tendu,

Allant toujours plus vite, en leur vol éperdu,

Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante.

Le guide qui conduit ces pélerins des airs

Delà les océans, les bois et les déserts,

Comme pour exciter leur allure trop lente,

De moment en moment jette son cri perçant.

Comme un double ruban la caravane ondoie,

Bruit étrangement, et par le ciel déploie

Son grand triangle ailé qui va s'élargissant.

Mais leurs frères captifs répandus dans la plaine,

Engourdis par le froid, cheminent gravement.

Un enfant en haillons en sifflant les promène,

Comme de lourds vaisseaux balancés lentement.

Ils entendent le cri de la tribu qui passe,

 Ils érigent leur tête; et regardant s'enfuir

Les libres voyageurs au travers de l'espace,

Les captifs tout à coup se lèvent pour partir.

Ils agitent en vain leurs ailes impuissantes,

Et, dressés sur leurs pieds, sentent confusément,

A cet appel errant se lever grandissantes

La liberté première au fond du coeur dormant,

La fièvre de l'espace et des tièdes rivages.

Dans les champs pleins de neige ils courent effarés,

Et jetant par le ciel des cris désespérés

Ils répondent longtemps à leurs frères sauvages.

                   Guy de Maupassant 1850-1893

Het Witte Elfenheksje

20/01/2010

Les boîtes aux lettres

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   Boîte aux lettres, petit coffre personnel

    Qui avale chaque jour les plis officiels

            Les messages confidentiels,

    Les bonnes et les mauvaises nouvelles,

              Le courrier du coeur

             Et celui de percepteur.

           On l'ouvre chaque matin ,

            Parfois nonchalamment,

             Parfois le coeur battant.

  Et, toujours dans l'espoir d'une surprise,

            On attend la lettre à Elise.

Il y a la boîte aux lettres de Monsieur        Tout le Monde

  Qui ressemble à Monsieur Tout le Monde.

  Elle est discrète: un trou dans un pilier,

                 Ou bien dans un muret,

A moins qu'elle ne se confonde au portail

                  Où elle est accrochée.

Il y a aussi la boîte de Monsieur Le Bourguignon:

            Un petit tonneau bien rond

        Avec ses douelles de chêne percées,

             Et celle de Monsieur L'Ecolo

       Qui ressemble tellement au nichoir

Que les oiseaux Y bâtissent leur nid et la prennent pour perchoir.

Quand à la boîte de Monsieur Homme d'Affaire, toute en fer,

On dirait un coffre fort avec sa façade austère.

De rouille vêtue, la boîte aux lettres de Monsieur Du Temps

         Brinqueballe aux quatre vents,

        La porte ouverte, éternellement...

Il y a aussi la boîte invisible, suspendue à l'anneau de Gigès,

Que l'on cherche en vain, mais qui peut être partout,

Derrière un volet, sur un banc de pierre, ou sous un gros caillou:

Le facteur y dépose Chaque jour des lettres closes

A moins qu'il ne frappe à la porte, histoire de dire bonjour,

Avant de remettre quelques billets d'amour.

Et puis, au village, il y a La boîte aux lettres

          Celle de Monsieur Calambour

      Qui conjugue tendresse et humour:

Un chalet de bois et ses poupées qui, du haut du balcon, très poliment

            D'un clin d'oeil charmant

                        Saluent

      Le facteur ou le passant de la rue

             Et sourient aux enfants

  Jacqueline Jacob du village de Levernois

 

Het Witte Elfenheksje

10/01/2010

Parfums d'été

       parfum d'été (422 x 316)hwe

Profitez de ces parfums d'été,

De cette joie sans cesse renouvellée,

De pouvoir enfin se laisser aller...

L'été arrive et avec lui le moment de se dénuder...

Dévoiler son corps, devoiler son âme sans aucun secret,

Ca, c'est la magie de l'été...

Humer l'air marin et rêver,

Rêver de ces après-midi si ensolleillés,

Rêver de ces nuits magiques et étoilées...

Ca, c'est la magie de l'été...

Rêver de l'image féérique de ces immences champs de blé,

Bercés par le souffle d'un vent léger,

Ca, c'est la magie de l'été...

                                                          Clara

Het Witte Elfenheskje 

05/01/2010

A ma petite-fille

                    bebe yeux bleu (350 x 262)hwe nn

                    A ma petite-fille Louise

"Comme cette étoile qui brille dans le ciel

Ton sourire angélique m'émeut et m'émerveille

Comme ces coquelicots perdus dans les champs

Tu me fais apprécier la vie en chaque instant

Comme cette fontaine qui libère cette fraîcheur

Tu secoues ma vie et apaises mon coeur

Comme cet immense jardin parsemé de fleurs 

Tu me combles de joie et me couvres de bonheur

Merci petit ange pour tous ces moments

Merci pour tout...merci enfant de mon enfant."

                   Cris06 Doctinaute de diamant

                                             

Het Witte Elfenheksje

23:36 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bonheur, yeux bleus, angelique, coquelicots, ange |  Facebook |

01/01/2010

Figues d'automne

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                  " A l'ombre d'un figuier"

La fleuriste m'a aimablement autoriser de photographier quelques bouquets de fleurs et de vous les offrir en attendant le printemps ...

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                    Figues d'automne.

Quel désir de remercier l'arbre

Quand je lève la main vers cette figue noire

à la robe ridée et fendillée de blanc,

Qui fléchît, consentante, et se penche en avant,

Alanbic de soleil et de sêve estivale.

Le ciel est bleu, très loin au dessus des nuages.

Tissu mêlé de gris et de vert jaunissant

Les arbres fatigués inclinent leur feuillage,

Les pétioles prêts à se rompre dégageant

de très petits bourgeons, espoir d'un nouvel âge.

Et quand, dans une ultime et gourmande bouchée

Craque la peau gonflée au parfum éclatant,

Je sens que cette figue, à l'automne arrachée,

Me promet un nouveau printemps.

                                          Jacques Laborel

Het Witte Elfenheksje

24/12/2009

D'une fontaine

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Cette fontaine est froide, et son eau doux-coulante,

A la couleur d'argent, semble parler d'Amour;

Un herbage mollet reverdit tout autour 

Et les aunes font ombre à la chaleur brûlante.

Le feuillage obeyt à Zephyr qui l'évante,

Souspirant, amoureux, en ce plaisant séjour ;

Le soleil clair de flame est au milieu du jour,

Et la terre se fend de l'ardeur violante.

Passant, par le travail du long chemin lassé,

Brûlé de la chaleur de la soif pressé,

Arreste en cette place où ton bonheur te maine ;

L'agréable repos ton corps delassera, L'ombrage et le vent frais ton ardeur chassera,

Et ta soif se perdra dans l'eau de la fontaine.

                  Philippe Desportes (1546-1606)

Het Witte Elfenheksje