14/12/2009

Crépuscule pluvieux

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L'ennui descend sur moi comme un brouillard d'automne

Que le soir épaissit de moment en moment,

Un ennui lourd, accru mystérieusement,

Qui m'opprime de nuit épaisse et monotone.

Pourtant nul glorieux amour ne m'a blessé,

Et c'est sans regretter les heures envolées

Que je revois au loin, vagues formes voilées,

Mes souvenirs errants au jardin du passé.

 Et pourtant, maintenant, dans l'horreur languissante

D'un soir de pluie et dans la lente obscurité.

Je sens mon coeur que nul amour n'a déserté

Mélancolique ainsi qu'une chambre d'absente.

                                        Ephraïm Mikhaël

Het Witte Elfenheksje

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06/12/2009

Le papillon

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Naître avec le printemps, mourir avec les roses,

Sur l'aile du Zéphyl nager dans un ciel pur,

Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,

S'enivrer de parfums de lumières et d'azur,

Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,

S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,

Voilà du papillon le destin enchanté !

Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,

Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,

Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

          Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Het Witte Elfenheksje

23/11/2009

Le coucher du soleil romantique

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Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,

Comme une explosion nous lançant son bonjour !

- Bienheureux celui-là qui peut avec amour

Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,

Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite ...

- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,

Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;

L'irrésistible Nuit établit son empire,

 Noire, humide, funestre et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,

Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,

Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

                Charles Baudelaire (1821-1867)

Het Witte Elfenheksje

22/11/2009

Les arbres

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Dans l'azur de l'avril, dans le gris de l'automne,

Les arbres ont un charme inquiet et mouvant.

Le peuplier se ploie et se tord sous le vent,

Pareil aux corps de femme où le désir frisonne.

Sa grâce a des langueurs de chair qui s'abandonne,

Son feuillage murmure et frémit en rêvant,

Et s'incline, amoureux des roses du Levant.

Le tremble porte au front une pâle couronne.

Vêtu de clair de lune et de reflets d'argent,

S'effile le bouleau dont l'ivoire changeant

Projette des pâleurs aux ombres incertaines.

Les tilleuls ont l'odeur des âpres cheveux bruns,

Et des acacias aux verdures lointaines

Tombe divinement la neige des parfums.

                                              Renée Vivien

Het Witte Elfenheksje

08/11/2009

Sonnet au lecteur

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Jusqu'à présent, lecteur, suivant l'antique usage,

Je te disais bonjour à la première page.

Mon livre, cette fois, se ferme moins gaiement ;

En vérité, ce siècle est un mauvais moment.

Tout s'en va, les plaisirs et les moeurs d'un autre âge,

Les rois, les dieux vaincus, le hasard triomphant,

Rosafinde et Suzon qui me trouvent trop sage,

Lamartine vieilli qui me traite en enfant.

La politique, hélas ! voilà notre misère.

 Mes meilleurs ennemis me conseillent d'en faire.

Être rouge ce soir, blanc demain, ma foi, non.

Je veux, quand on m'a lu, qu'on puisse me relire.

Si deux noms, par hasard, s'embrouillent sur ma lyre,

Ce ne sera jamais que Ninette ou Ninon.

                                         Alfred de Musset

Het Witte Elfenheksje

25/10/2009

Le chemin égaré

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J'erre,

Doucement bercé,

Par mes pensées, par mes chimères

Et, emporté par mes rêves alliés

Par delà les champs, les vallées et clairières

Exhument de tragiques envolées.

Ma vie s'est égarée sur ce sentier d'automne

Où le bruit des feuilles foissées et l'orage qui tonne

Où le craquement vif d'un éclat éthéré

Ebranlent le calme forcé d'un esprit torturé.

Ballotté au souffle de mes desseins

Par delà les sens, les reflets et obsessions

Au-dessus des cieux, des songes, des componctions

Bourdonnent les destinées en l'essaim.

 Brusquement agité,

Par les remous, par les tourmentes

Je n'ai plus la force de ma mélancolie

Et succombe aux vagues de la folie.

                                                     Rimbaud

Het Witte Elfenheksje

24/10/2009

Crépuscule d'automne

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Sous le souffle étouffé des vents ensorceleurs

J'entends sourdre sous bois les sanglots et les rêves :

Car voici venir l'heure où dans les lueurs brêves

Les feuilles des forêts entonnent, choeur en pleurs,

L'automnal requiem des soleils et des sèves.

Comme au fond d'une nef qui vient de s'assombrir

L'on ouït des frissons de frêles banderolles,

Et le long des buissons qui perdent leurs corolles

La maladive odeur des fleurs qui vont mourir

S'évapore en remous de subtiles paroles.

 Sous la lune allumée au nocturne horizon

L'âme de l'angelus en la brume chantonne :

L'écho tinte au lointain comme un glas monotone

Et l'air rêve aux frimas de la froide saison

A l'heure où meurt l'amour, à l'heure où meurt l'automne !

                            Stuart merrill 1868-1915

Het Witte Elfenheksje

14/10/2009

Dernier espoir

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           Il est un arbre au cimetière

            Poussant en pleine liberté,

         Non planté par un deuil dicté,-

   Qui flotte au long d'une humble pierre.

         Sur cet arbre, été comme hiver,

       Un oiseau vient qui chante clair

          Sa chanson tristement fidèle.

       Cet arbre et cet oiseau c'est nous :

          Toi le souvenir, moi l'absence

       Que le temps - qui passe - resence...

          Ah, vivre encore à tes genoux !

     Ah, vivre encor ! Mais quoi, ma belle,

      Le néant est mon froid vainqueur...

     Du moins, dis, je vis dans ton coeur ?

                         Paul Verlaine (1844-1896)

Het Witte Elfenheksje

06/10/2009

Petite perle cristalline

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               " Petite perle cristalline

              Tremblante fille du matin,

            Au bout de la feuille de thym

              Que fais-tu sur la colline ?

            Avant la fleur, avant l'oiseau,

              Avant le réveil de l'aurore,

         Quand le vallon sommeille encore

            Que fais-tu là sur le coteau ? "

            Henri-Frédéric Amiel (1821-1811)

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00:58 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vallon, coteau, oiseau, aurore, cristalline |  Facebook |

30/09/2009

Un secret

ANGE BNNNN

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère

Un amour éternel en un moment conçu :

Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,

Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! J'aurai passé près d'elle inaperçu,

Toujours à ses côtés et pourtant solitaire ;

Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,

N'osant rien demander et n'ayant rien reçu. 

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,

Elle suit son chemin, distraite et sans entendre

Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.

A l'austère devoir pieusement fidèle,

Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :

" Quelle est donc cette femme ? " Et ne comprendra pas !

                            Félix Arvers (1806-1850)

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23:51 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : secret, chemin, solitaire, mystere, eternel, douce |  Facebook |

18/09/2009

Le ciel est par dessus le toit

potiron bonbon

             Le ciel est par-dessus le toit,

                    Si bleu, si calme !

             Un arbre, par-dessus le toit,

                      Berce sa palme,

         La cloche dans le ciel qu'on voit

                     Doucement tinte

          Un oiseau sur l'arbre qu'on voit

                    Chante sa plainte.

       Mon Dieu, Mon Dieu, la vie est là -

                   Simple et tranqille.

          Cette paisible rumeur-là Dis,

                    Vient de la ville.

          Qu'as tu fais, ô toi que voilà

                  Pleurant sans cesse,

           Qu'as-tu, fais,  toi que voilà

                    De ta jeunesse ?

                                            Paul Verlaine

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08:39 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : palme, plainte, tranquille, jeunesse |  Facebook |

06/09/2009

Voici que la saison décline

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             Voici que la saison décline,

         L'ombre grandit, l'azur décroît,

          Le vent fraîchit sur la colline.

        L'oiseau frisonne, l'herbe a froid.

         Août contre septembre lutte ;

           L' océan n'a plus d'alcyon ;

          Chaque jour perd une minute,

       Chaque aurore pleure un rayon.

       La mouche, comme prise au piège,

           Est immobile à mon plafond ;

      Et comme un blanc flocon de neige,

               Petit à petit, l'été fond.

                          Victor Hugo (1802-1885)

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23:02 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : saison, ocean, flocon, neige, piege |  Facebook |

20/08/2009

Le Renard et les Raisins

   raisins  46

Certain Renard Gascon, d'autres disent Normand,

Mourant presque de faim, vit au haut d'une treille

Des Raisins mûrs apparemment...

Et couverts d'une peau vermeille.

Le galand en eût fait volontiers un repas; Mais comme il n'y pouvait atteindre:

Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats.

Fit-il pas mieux que de se plaindre ?

              Jean de La Fontaine (1621-1695)

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22:12 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : raisins treille, galand, goujats, vermeille, renard |  Facebook |

08/08/2009

L'adieu

 J'ai cueilli ce brin de bruyère                   

 L'automne est morte souviens-t'en

 Nous ne nous verrons plus sur terre

 Odeur du temps brin de bruyère

 Et souviens-toi que je t'attends

             Guillaume Apollinaire (1880-1918)

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00:32 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : automne, bruyere, guillaume apollinaire |  Facebook |

25/07/2009

Ronde pour les enfants

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         Fillettes, les fleurs sont écloses,

         Dansez, courons.

         Je suis ébloui par les roses 

         Et par vos fronts.

 

         Chez les fleurs vous êtes les reines ;

         Nous le dirons

         Aux bois, aux prés, aux marjolaines,

         Aux liserons.

 

         Avec l'oiselle l'oiseau cause,

         Et s'interrompt

         Pour la quereller d'un bec rose,

         Aux baisers prompt.

 

         Donnez-nous, gaités éphémères,

         Futurs tedrons,

         Beaucoup de baisers... - A vos mères

         Nous les rendrons.

                            Victor Hugo (1802-1885)

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16:03 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillette, danser, front, rose |  Facebook |

23/07/2009

Voici que la saison décline

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            Voici que la saison décline,

        L'ombre grandit, l'azur décroît,

          Le vent fraîchit sur la colline,

       L'oiseau frissonne,l'herbe a froid.

 

           Août contre septembre lutte ;

             L'océan n'a plus l'alcyon ;

         Chaque jour perd une minute,

       Chaque aurore pleure un rayon.

 

      La mouche, comme prise au piège,

          Est immobile à mon plafond ;

     Et comme un blanc flocon de neige,

              Petit à petit, l'été fond.

                            Victor Hugo (1802-1885)

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07:07 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : victor hugo, neige, aurore, colline, ocean |  Facebook |

17/07/2009

Lentegroet

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02:21 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : korenwatermolen, schorisse |  Facebook |