12/02/2012

Pensées d'automne

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Mes dernières roses de l'automne 2011


L'automne va finir ; au milieu du ciel terne,

Dans un cercle blafard et livide que cerne

Un nuage plombé, le soleil dort ; du fond

Des étangs remplis d'eau monte un brouillard qui fond

Collines, champs, hameaux dans une même teinte.

Sur les carreaux la pluie en larges gouttes tinte ;

La froide bise siffle ; un sourd frémissement

Sort du sein des forêts ; les oiseaux tristement,

Mêlant leurs cris plaintifs aux cris des bêtes fauves,

Sautent de branches en branches à travers les bois chauves,

Et semblent aux beaux jours envolés dire adieu.

Le pauvre paysan se recommande à Dieu,

Craignant un hiver rude ; et moi, dans les vallées,

Quand je vois le gazon sous les branches gelées

Disparaître et mourir, je reviens à pas lents

M'asseoir le coeur navré près des tisons brûlants,

Et là je me souviens du soleil de septembre

Qui donnait à la grappe un jaune reflet d'ambre,

Des pommiers du chemin pliant sous leur fardeau,

Et du trèfle fleuri, pittoresque rideau

S'étendant à longs plis sur la plaine rayée,

Et la route étroite en son milieu frayée,

Et surtout des bleuets et des coquelicots,

Points de pourpre et d'azur dans l'or des blés égaux.

Théophile Gauthier (1811-1872)

Het Witte Elfenheksje

14/12/2009

Crépuscule pluvieux

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L'ennui descend sur moi comme un brouillard d'automne

Que le soir épaissit de moment en moment,

Un ennui lourd, accru mystérieusement,

Qui m'opprime de nuit épaisse et monotone.

Pourtant nul glorieux amour ne m'a blessé,

Et c'est sans regretter les heures envolées

Que je revois au loin, vagues formes voilées,

Mes souvenirs errants au jardin du passé.

 Et pourtant, maintenant, dans l'horreur languissante

D'un soir de pluie et dans la lente obscurité.

Je sens mon coeur que nul amour n'a déserté

Mélancolique ainsi qu'une chambre d'absente.

                                        Ephraïm Mikhaël

Het Witte Elfenheksje

22:23 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : automne, monotone, languissante, obscurite |  Facebook |

08/08/2009

L'adieu

 J'ai cueilli ce brin de bruyère                   

 L'automne est morte souviens-t'en

 Nous ne nous verrons plus sur terre

 Odeur du temps brin de bruyère

 Et souviens-toi que je t'attends

             Guillaume Apollinaire (1880-1918)

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Het Witte Elfenheksje
 

00:32 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : automne, bruyere, guillaume apollinaire |  Facebook |