26/07/2010

A bicyclette

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A bicyclette

Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Nous étions quelques bons copains
Y avait Fernand y avait Firmin
Y avait Francis et Sébastien
Et puis Paulette

On était tous amoureux d'elle
On se sentait pousser des ailes
A bicyclette
Sur les petits chemins de terre
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Devant Paulette
Faut dire qu'elle y mettait du coeur
C'était la fille du facteur
A bicyclette
Et depuis qu'elle avait huis ans
Elle avait fait en le suivant
Tous les chemins environnants
A bicyclette

Quand on approchait la rivière
On déposait dans les fougères
Nos bicyclettes
Puis on se roulait dans les champs
Faisant naître un bouquet changeant
De sauterelles, de papillons
Et de rainettes
Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus contents
Le coeur un peu vague pourtant
De n'être pas seul un instant
Avec Paulette

Prendre furtivement sa main
Oublier un peu les copains
La bicyclette
On se disait c'est pour demain
J'oserai, j'oserai demain
Quand on ira sur les chemins
A bicyclette
Interprétée par Yves Montand
Het Witte Elfenheksje

06/07/2010

L'ennemi

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Près de chez moi il y a de nombreux étangs. Le soir tombe ,tout les pêcheurs sont retournés heureux de leur journée !!!

 

                petits pêcheurs

                          L'ennemi

Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,

Traversé çà et là par de brillants soleil;

Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,

Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils,


Voilà que j'ai touché l automne des idées,

Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux

Pour rassembler à neuf les terres innondées,

Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.


Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve

Trouveront dans ce sol lavé comme une grève

Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?


- O douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,

Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur

Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

                                    Charles Baudelaire

Het Witte Elfenheksje

22:52 Écrit par Nadine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : temps, ennemi, ravage, orage, reve, coeur |  Facebook |

11/04/2010

Les coquillages

                  coquillage bleu

                       Les coquillages

Chaque coquillage incrusté

Dans la grotte où nous nous aimâmes

A sa particularité.


L'un a la pourpre de nos âmes

Dérobée au sang de nos coeurs

Quand je brûle et que tu t'enflammes ;


Cet autre affecte tes langueurs

Et tes pâleurs alors que, lasse,

Tu m'en veux de mes yeux moqueurs ;


Celui-ci contrefait la grâce

De ton oreille, et celui-là

Ta nuque rose, courte et grasse ;


Mais un entre autres, me troubla.

                                             Paul Verlaine

Het Witte Elfenheksje

06/04/2010

Les souvenirs

     petites filles mamans

Les souvenirs, ce sont des chambres sans serrures,

Des chambres vides où l'on n'ose plus entrer,

Parce que de vieux parents jadis y moururent.

On vit dans la maison où ces chambre s sont closes.

On sait qu'elles sont là comme à leur habitude,

Et c'est la chambre bleue, et c'est la chambre rose...

La maison se remplit ainsi de solitude,

J'accueille quand il veut le souvenir qui passe,

Je lui dis : "Mets-toi là... Je reviendrai te voir..."

Je suis toute ma vie qu'il est bien à sa place,

Mais j'oublie quelquefois de revenir le voir,

Ils sont ainsi beaucoup dans la vieille demeure.

Ils se sont résignés à ce qu'on les oublies, 

Et si je ne viens pas ce soir ni tout-à-l'heure,

Ne demandez pas à mon coeur plus qu'à la vie...

Je sais qu'ils dorment là, derrière les cloisons,

Je n'ai plus le besoin d'aller les reconnaître ;

De la route je vois leurs petites fenêtres,

Et ce sera jusqu'à ce que nous en mourions.

Pourtant je sens parfois, aux ombres quotidiennes,

Je ne sais quelle angoisse froide, quel frisson,

Et ne comprenant pas d'où ces douleurs proviennent,

Je passe...

Or, chaque fois, c'est un deuil qui se fait

Un trouble est en secret venu nous avertir

Qu'un souvenir est mort ou qu'il s'en est allé...

On ne distingue pas très bien quel souvenir,

Pourtant je sens en moi se fermer des paupières.

                       Henry Bataille (1872-1922)

Auteur dramatique français  et peintre

Het Witte Elfenheksje

25/02/2010

"l'oiseau bleu"

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      J'ai dans mon coeur un oiseau bleu,

      Une charmante créature,

      Si mignonne que sa ceinture

      N'a pas l'épaisseur d'un cheveu.

 

      Il lui faut du sang pour pâture

      Bien longtemps, je me fis un jeu

      De lui donner sa nourriture :

      Les petits oiseaux mangent peu.

 

      Mais, sans en rien laisser paraître,

      Dans mon coeur il a fait, le traître,

      Un trou large comme la main.

 

      Et son bec fin comme une lame,

      En continuant son chemin,

      M'est entré jusqu'au fond de l'âme !...

                    Alphonse Daudet (1840-1897)

ruban bleu plus fleur bleue

 

Het Witte Elfenheksje

14/10/2009

Dernier espoir

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           Il est un arbre au cimetière

            Poussant en pleine liberté,

         Non planté par un deuil dicté,-

   Qui flotte au long d'une humble pierre.

         Sur cet arbre, été comme hiver,

       Un oiseau vient qui chante clair

          Sa chanson tristement fidèle.

       Cet arbre et cet oiseau c'est nous :

          Toi le souvenir, moi l'absence

       Que le temps - qui passe - resence...

          Ah, vivre encore à tes genoux !

     Ah, vivre encor ! Mais quoi, ma belle,

      Le néant est mon froid vainqueur...

     Du moins, dis, je vis dans ton coeur ?

                         Paul Verlaine (1844-1896)

Het Witte Elfenheksje