14/06/2010

Violon d'adieu

violon (480 x 338)

Vous jouiez Mendelssohn ce soir-là ; les flammèches

Valsaient dans l'âtre clair, cependant qu'au salon

Un abat-jour mêlait en ondulement long

Ses rêves de lumière au châtain de vos mêches.


Et tristes, comme un bruit frissonnant de fleurs sèches

Eparses dans le vent vespéral du vallon,

Les notes sanglotaient sur votre violon

Et chaque coup d'archet trouait mon coeur de brêches.


Or, devant qu'il se fût fait tard, je vous quittai,

Mais jusqu'à l'aube errant, seul, morose, attristé,

Contant ma jeune peine au lunaire mystère,


Je sentais remonter comme d'amers parfums

Ces musiques d'adieu qui scellaient sous la terre

Et mon rêve d'amour et mes espoirs défunts.

                       Emile Nelligan (1879-1941)


Het Witte Elfenheksje

06/11/2009

Le bonheur c'est toujours pour demain

     petits enfants AU BORD DE L'EAUnn

Y a-t-il quelque part un ruisseau d'eau pure ? N'existe-t-il pas cet amour qui dure ? Le bonheur est-il bref comme un orage en ciel d'été.

Savoir être jeune est un art qu'on apprend toujours trop tard.

Quand un enfant a de mauvaises notes à l'école, c'est qu'il s'est trompé en copiant.

                                               Pierre Perret

Het Witte Elfenheksje