18/01/2011

Perce-neige

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 Radieuses apothéoses

Du soleil d'or et du ciel bleu,

Fraîche gloire des printemps roses,

Pourquoi donc durez-vous si peu ?


Pourquoi donc êtes-vous si brèves,

Aubes de l'enfance ? Beaux jours,

Si pleins d'aromes et de sèves,

Pourquoi donc êtes- si courts ?


Jeunesse, où sont-elles allées

Les hirondelles de jadis ?

Où sont les ailes envolées

De tes merveilleux paradis ?


Et vous, poétiques chimères,

Que dore un rayon d'idéal,

Blondes idylles éphémères

N'auriez-vous qu'un seul floréal ?


Ô fleurs, vous n'êtes pas finies !

Les plus triste de nos saisons

Auront encor des harmonies

Et des regains de floraisons.


La mortelle saison du givre

N'a pas tué toutes nos fleurs :

Nous pourrons encore revivre

Le passé, dans des jours meilleurs.


Nérée Beauchemin (1850-1931)


Het Witte Elfenheksje

 

 

29/03/2010

Ballade de printemps

reint withaar peinture hwe (477 x 318)

                             Peint par Reint Withaar

                  Ballade de printemps

Les jours ont abandonné leur aube de neige

De vent piquant, de brumes moites et de pluie.

Sous les rayons attiédis du soleil qui luit

La nature a revêtu son verdoyant sari.


Les oiseaux amoureux sifflent dans les taillis

Leur amour fidèle aux femelles alanguies.

Les jours ont abandonné leur aube de neige

De vent piquant, de brumes moites et de pluie.


Du plus petit jardin aux plus vastes prairies

Partout les fleurs reines se sont épanouies,

Déployant leur corolles au printemps qui sourit.

Les jours ont abandonné leur aube de pluie.

          Jacqueline Jacob - Levernois village


Het Witte Elfenheksje

28/03/2010

La petite marchande de fleurs

              violette 12

Le soleil froid donnait un ton rose au grésil.

Et le ciel de novembre avait des airs d'avril,

Nous voulions profiter de la belle gelée.

Moi chaudement vêtu, toi bien emmitouflée

Sous le manteau, sous la voilette et sous les gants,

Nous franchissions, parmi les couples élégants,

La porte de la blanche et joyeuse avenue,

Quand soudain jusqu'à nous une enfant presque nue

Et livide, tenant des fleurettes en main,

Accourut, se frayant à la hâte un chemin

Entre les beaux habits et les riches toilettes,

Nous offrir un bouquet de violettes.

Elle avait deviné que nous étions heureux

Sans doute, et s'était dit : " Ils seront généreux ".

Elle nous proposa ses fleurs d'une voix douce,

En souriant avec ce sourire qui tousse,

Et c'était monstrueux, cette enfant de sept ans

Qui mourait de l'hiver en offrant le printemps.

Ses pauvres petits doigts étaient pleins d'engelures.

Moi, je sentais le fin parfum de tes fourrures,

Je voyais ton cou rose et blanc sous la fanchon,

Et je touchais ta main chaude dans ton manchon.

Nous fîmes notre offrande, amie, et nous passâmes ;

Mais la gaîté s'était envolée, et nos âmes,

Gardèrent jusqu'au soir un souvenir amer.

Mignonne, nous ferons l'aumône cet hiver.

                     François Coppée (1842-1908)


Het Witte Elfenheksje

02/03/2010

Un petit air de printemps

Hyacinthe bleue bord bleu (475 x 628)hwe

Un peu de soleil et les hyacinthes qui dégagent leur parfum , il y a déjà comme un début de printemps dans l'air...

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22:25 Écrit par Nadine | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : hyacinthes, parfum, printemps, soleil |  Facebook |

09/02/2010

Mon jardin avant et après tempête 2009

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             Mon jardin en été 2008...

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jardin 2 hwe

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Cet hivers , après l'élagage des arbres ...

                Vive le printemps !!!

Het Witte Elfenheksje 

03/02/2010

Complainte du petit cheval blanc

                     pure sang arabe hwe

Le petit cheval dans le mauvais temps, qu'il avait donc du courage! C'était un petit cheval blanc, tous derrière et lui devant.

Il n'y avait jamais de beau temps dans ce pauvre paysage. Il n'y avait jamais de printemps, ni derrière ni devant.

Mais toujours il était content, menant les gars du village, à travers la pluie noire des champs, tous derrière et lui devant.

Sa voiture allait poursuivant sa belle petite queue sauvage. C'est alors qu'il était content, eux derrière et lui devant.

Mais un jour, dans le mauvais temps, un jour qu'il était si sage, il est mort par un éclair blanc, tous derrière et lui devant.

Il est mort sans voir le beau temps, qu'il avait donc du courage! Il est mort sans voir le printemps ni derrière ni devant.

                             Paul  Fort (1872-1960)

Het Witte Elfenheksje

01/01/2010

Figues d'automne

   plantes groupées (459 x 1573) recoupée

                  " A l'ombre d'un figuier"

La fleuriste m'a aimablement autoriser de photographier quelques bouquets de fleurs et de vous les offrir en attendant le printemps ...

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                    Figues d'automne.

Quel désir de remercier l'arbre

Quand je lève la main vers cette figue noire

à la robe ridée et fendillée de blanc,

Qui fléchît, consentante, et se penche en avant,

Alanbic de soleil et de sêve estivale.

Le ciel est bleu, très loin au dessus des nuages.

Tissu mêlé de gris et de vert jaunissant

Les arbres fatigués inclinent leur feuillage,

Les pétioles prêts à se rompre dégageant

de très petits bourgeons, espoir d'un nouvel âge.

Et quand, dans une ultime et gourmande bouchée

Craque la peau gonflée au parfum éclatant,

Je sens que cette figue, à l'automne arrachée,

Me promet un nouveau printemps.

                                          Jacques Laborel

Het Witte Elfenheksje

06/12/2009

Le papillon

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Naître avec le printemps, mourir avec les roses,

Sur l'aile du Zéphyl nager dans un ciel pur,

Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,

S'enivrer de parfums de lumières et d'azur,

Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,

S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,

Voilà du papillon le destin enchanté !

Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,

Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,

Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

          Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Het Witte Elfenheksje