22/12/2010

La solitude ça n'existe pas

 

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La solitude ça n'existe pas

La solitude ça n'existe pas

 

Chez moi il n'y a plus que moi

Et pourtant ça ne me fait pas peur

La radio, la télé sont là

Pour me donner le temps et l'heure

J'ai ma chaise au Café du Nord

J'ai mes compagnons de flipper

Et quand il fait trop froid dehors

Je vais chez les petites soeurs des coeurs

 

La solitude ça n'existe pas

La solitude ça n'existe pas

 

Peut-être encore pour quelques loups

Quelques malheureux sangliers

Quelques baladins, quelques fous

Quelques poètes démodes

Il y a toujours quelqu'un pour quelqu'un

Il y a toujours une socièté

Non, ce n'est pas fait pour les chiens

Le Club Méditerrannée

 

La solitude ça n'existe as

La solitude ça n'existe pas

 

Tu te trompe, petite fille

Si tu me crois désespéré

Ma nature a horreur du vide

L'univers t'a remplacée

Si je veux, je peux m'en aller

A Hawaii, à Woodstock ou ailleurs

Et y retrouver des milliers

Qui chantent pour avoir moins peur

 

La solitude ça n'existe pas

La solitude ça n'existe pas....

 

Gilbert Bécaud

Het Witte Elfenheksje

06/04/2010

Les souvenirs

     petites filles mamans

Les souvenirs, ce sont des chambres sans serrures,

Des chambres vides où l'on n'ose plus entrer,

Parce que de vieux parents jadis y moururent.

On vit dans la maison où ces chambre s sont closes.

On sait qu'elles sont là comme à leur habitude,

Et c'est la chambre bleue, et c'est la chambre rose...

La maison se remplit ainsi de solitude,

J'accueille quand il veut le souvenir qui passe,

Je lui dis : "Mets-toi là... Je reviendrai te voir..."

Je suis toute ma vie qu'il est bien à sa place,

Mais j'oublie quelquefois de revenir le voir,

Ils sont ainsi beaucoup dans la vieille demeure.

Ils se sont résignés à ce qu'on les oublies, 

Et si je ne viens pas ce soir ni tout-à-l'heure,

Ne demandez pas à mon coeur plus qu'à la vie...

Je sais qu'ils dorment là, derrière les cloisons,

Je n'ai plus le besoin d'aller les reconnaître ;

De la route je vois leurs petites fenêtres,

Et ce sera jusqu'à ce que nous en mourions.

Pourtant je sens parfois, aux ombres quotidiennes,

Je ne sais quelle angoisse froide, quel frisson,

Et ne comprenant pas d'où ces douleurs proviennent,

Je passe...

Or, chaque fois, c'est un deuil qui se fait

Un trouble est en secret venu nous avertir

Qu'un souvenir est mort ou qu'il s'en est allé...

On ne distingue pas très bien quel souvenir,

Pourtant je sens en moi se fermer des paupières.

                       Henry Bataille (1872-1922)

Auteur dramatique français  et peintre

Het Witte Elfenheksje